Friche la Belle de Mai

Vendredi 6 octobre et samedi 7 octobre à 19h
I Porti del Mediterraneo : Sakrificë
de Marco Baliani - Ve édition du projet “Ports en Méditerranée”
Journal de bord annoté par Costanza Ferrini
assistant à la réalisation : Emma Battesti
musique : Luigi Cinque
mouvements chorégraphiques : Michele Abbondanza, Antonella Bertoni,
avec les acteurs provenant de différents pays de la Méditerranée
production Teatro Stabile dell’ Umbria, avec le soutien du Comité Patrimoine & Mémoire




Théâtre Toursky
une programmation du Théâtre Massalia et du Théâtre Toursky
avec le concours du Système Friche Théâtre
Mercredi 4 octobre (avant-première) à 19h,
jeudi 5, et vendredi 6 octobre à 21h
Il Fuoco, l’acqua, l’ombra
d’après les images d’Andreï Tarkovski,
par Studio Azzuro,
avec les danseurs de la Compagnie Roberto Castello
mise en scène : Paolo Rosa

Marco Baliani,
acteur, auteur et réalisateur, a toujours veillé dans son parcours poétique, à réaliser un théâtre épique avec une attention particulière pour l’image de l’acteur et du récit, en essayant de conjuguer l’art et la poésie à une forte motivation éthique.
Ses spectacles se construisent comme des cartes en devenir où l’ensemble des acteurs participe à un travail de progression qui donne forme à un texte où convergent différents langages, de l’écriture, au chant, au mouvement.
Le spectacle naît d’un long workshop entre les villes de Beyrouth et Tirana. Ces villes du Liban et de l’Albanie dont le passé récent a été traversé par la guerre, constituent le noyau du travail.
Dans le mythe de Saturne, le père dévore ses enfants, par peur du temps, de peur qu’ils ne l’évincent.
Ce sont toujours les pères qui envoient leurs fils à la guerre.
Après tous les massacres, seule la jeunesse reste et meurt sur le champ de bataille.
Souvent ces mêmes jeunes personnes acceptent et revendiquent le sacrifice comme un acte héroïque et ne démasquent pas le monstrueux mécanisme qui le gouverne.
Iphigénie va mourir comme un bouc émissaire, il n’y a là rien de sacré, rien d’héroïque, l’horizon n’abrite aucune divinité même si elles sont toujours invoquées...
Le Studio Azurro,
l’un des groupes les plus intéressants du moment, se confronte depuis plusieurs années à l’art vivant et à l’électronique.
Les éléments naturels sont au centre de la représentation et créent la texture du spectacle à travers des tableaux oniriques dans lesquels se mêlent personnages et vidéo.
C’est la découverte du
fantastique et du réel, des aspects infinis du visible : l’herbe, les ruines, l’eau, l’air, le feu, la terre,
les couleurs, les rêves...



Personnages, fantaisie et nature dans le monde magique de Tarkovski...
Sur scène quatre acteurs se tiennent en équilibre sur une estrade suspendue.

Durée : 1h15


Théâtre Toursky

Samedi 7 octobre à 21h
Fly Butterfly
Spectacle visuel primé au Festival International de Théâtre du Caire
Al Teatro del Buratto sur une idée de Stefano Monti
conception et réalisation : Stefano Monti, Rocco d’Onghia,
Jolanda Cappi, Franco Spadavecchia
dramaturgie : Rocco d’Onghia
recherche musicale et composition : Mauro Casappa



Théâtre de Lenche
Jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 octobre de 17h à 23h
8 à 10 représentations par jour à raison
d’une représentation toutes les 35 mn
Uniquement sur rendez-vous
Edipo
Une tragédie des sens pour un spectateur
Compagnie Teatro del Lemming
mise en scène et musique : Massimo Munaro
Ce conte sur le rêve porté à l’extrême, sur la connaissance et l’initiation, est affronté à la manière d’un théâtre essentiel, fascinant, riche de sons et d’images.

B., le personnage principal a la faculté de s’émerveiller encore comme une enfant. Il va lui arriver une drôle d’aventure. On la suit dans un endroit enchanté qui est un théâtre de nulle part, peut-être hors du monde. B. porte en elle une vocation qui n’est pas encore un art. Elle rencontrera des maîtres qui l’accompagneront tout au long de son chemin, des ténèbres de l’ignorance à la lumière de la connaissance. Parce qu’elle est toute petite et que le mystère de son art la dépasse, elle devra se montrer obstinée et travailler dur. De nombreuses années passent en vain. B., épuisée désespère de réaliser son rêve. Mais c’est justement sa lassitude et son désespoir qui constituent sa dernière épreuve : la faiblesse la conduit à la force et l’échec à la connaissance.
Ainsi, celle qui croyait n’être qu’une petite chenille se transforme, en ce qu’elle a toujours été : un splendide papillon qui s’envole, léger, léger...

Un voyage proposé au spectateur où l’on retrouve toutes les étapes et les thèmes du mythe d’Œdipe. Œdipe recherche sa véritable identité et peut, comme chacun de nous, en découvrir une différente de celle qu’il croit. Œdipe cherche et affirme sa liberté mais chacun de ses gestes le condamne et il se retrouve entre les mains du destin.
Dans le jeu dramaturgique proposé, le spectateur assume le rôle de l’acteur.
“J’ai été Œdipe sur rendez-vous. Parler de participation n’est pas suffisant. Le spectateur est acteur : c’est lui et seulement lui, admis sur rendez-vous. Il est introduit dans une salle sans témoin, sans public, dans la matrice de l’invisible.
Dans l’obscurité absolue, guidé par des mains secourables, j’ai pénétré à l’intérieur du mythe. Le voyage terminé, pour la première fois de ma vie, le théâtre m’avait fait peur.” (La Stampa, juillet 1997)

NB : pendant le spectacle, le spectateur aura les yeux bandés. Claustrophobes et phobiques de toutes sortes, s’abstenir.
durante lo spettacolo, lo spettatore avrà gli occhi bendati. Da evitare per i claustrofobici e fobici di tutti i tipi.




Théâtre des Bernardines
Jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 octobre à 21h
Nouvelle Vague
de Christine Angot
mise en scène et scènographie : Hubert Colas avec Thierry Reynaud
vidéo : Dominik Barbier
lumières : Pascale Bongiovanni et Hubert Colas
univers sonore : Jean-Marc Montera
régie générale : Xavier Fananas
texte tiré du volume “L’Usage de la vie” de Christine Angot - éditions Fayard
production : Diphtong Cie, Fearless Medi@terranée et le théâtre des Bernardines En collaboration avec le Théâtre du Merlan-scène nationale de Marseille
et le Théâtre-scène nationale de Mâcon.
remerciements : Chartreuse de Villeneuve-Lez-Avignon, théâtre de la Cité Internationale (Paris)


« Comme un cœur éteint sur le bord d’une plage, Frédéric s’ouvre et s’agrandit le corps. Il parle, nous dit son monde, son amour et cela même qui un jour a détruit une part de lui. Cet autre lui-même, il en parle en la personne de Catherine. Catherine, c’est cette jeune femme venue d’une autre pièce de Christine Angot, qu’ici on ne voit pas. Il parle d’elle, de lui à travers elle. On soupçonne, on entend à demi-mots, insensiblement les choses se rapprochent de nous. On y pense, on s’y voit dans les meurtres qu’ils ont subis, dans les petites morts de leur existence. Elles font agir les autres. Elles renvoient à nos rêves et à nos cauchemars. Ces trahisons dont on ne sait jamais si on s’en remet vraiment tant qu’elles n’ont pas quitté le corps. » Hubert Colas.

Durée : 1h05